Consommation de caféine chez les jeunes québécois : contexte et considérations

L’Association canadienne des boissons (ACB) prend acte du débat public qui s’intensifie autour de la consommation de boissons énergisantes chez les jeunes et souhaite que ces discussions restent axées sur le bien-être des jeunes et la santé publique.

La caféine est l’un des ingrédients alimentaires les plus anciens et les mieux étudiés au monde. On la retrouve dans une grande variété de produits couramment consommés, notamment le café, le thé, les boissons gazeuses, le chocolat et les aliments supplémentés. Par exemple, une boisson énergisante de 250 ml contient généralement 80 mg de caféine, soit à peu près l’équivalent d’une tasse de café instantané ou d’un espresso. À cet égard, les boissons énergisantes contribuent moins à l’apport en caféine que le café et le thé, même chez les adolescents. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) (2020) a constaté que le café et le thé sont consommés en plus grandes quantités que les boissons énergisantes. Au Canada, les aliments supplémentés, y compris les boissons énergisantes, sont soumis à des exigences strictes établies par Santé Canada, notamment en matière d’étiquetage et de composition. L’organisme de réglementation impose une limite de 180 mg par portion, ce qui est inférieur à la plupart des cafés torréfiés servis dans les cafés.

Les entreprises membres de l’ACB s’engagent à adopter des pratiques responsables en matière de marketing, d’étiquetage et de promotion, y compris des mesures volontaires spécifiques concernant les boissons énergisantes. Ces engagements sont énoncés dans le Code de 2023 pour une publicité responsable des produits alimentaires et des boissons destinés aux enfants et dans le Code de l’ACB de 2010 sur la commercialisation des boissons énergisantes. Collectivement, ces mesures restreignent les activités commerciales directes liées aux boissons énergisantes dans les écoles primaires et secondaires, et limitent la publicité dans les médias ou les activités commanditées principalement destinées aux enfants.

La caféine est l’un des ingrédients alimentaires les plus consommés et les mieux étudiés au monde, et ses effets ont fait l’objet de nombreuses études menées auprès de populations diverses et portant sur différents modes de consommation. Il est important que les consommateurs comprennent comment la caféine provenant de toutes les sources alimentaires est consommée et comment elle peut interagir avec leur état de santé individuel, notamment avec la prise de certains médicaments.

Les boissons énergisantes grand public sont commercialisées dans le monde entier depuis plus de 30 ans. Si l’ACB prend au sérieux les préoccupations concernant cette catégorie de produits, elle estime que les débats de santé publique sur les boissons énergisantes et la caféine doivent s’appuyer en priorité sur des preuves scientifiques, des données solides et la sensibilisation des consommateurs. Il est important que les consommateurs comprennent que la caféine reste de la caféine, quelle que soit sa source, et que les consommateurs sensibles à la caféine ou ceux qui s’inquiètent des interactions doivent être conscients de leur apport total en caféine provenant de toutes les sources.

L’Association canadienne des boissons estime qu’une réflexion collective sur la caféine et ses effets est plus constructive que de cibler un produit ou une catégorie de produits en particulier. Une réglementation ciblant une seule source de manière inégale pourrait entraîner des effets inattendus et risquer de pousser les consommateurs vers des alternatives qui ne sont ni réglementées comme les boissons énergisantes au Canada, ni soumises aux engagements volontaires pris par les entreprises membres de l’Association canadienne des boissons (ACB). L’Association reste déterminée à poursuivre sa collaboration avec les autorités de santé publique, les décideurs politiques et les autres parties prenantes afin de promouvoir l’information, la transparence et une consommation responsable de la caféine, quelle qu’en soit la source.

17.04.2026

  • Association canadienne des boissons

Pour les demandes des médias
Veuillez contacter :

Erich Schmidt